Les saveurs ajoutées aux cigarettes électroniques peuvent entraîner des lésions cardiaques durables

Les recherches mettant en évidence les risques pour la santé associés au vapotage ne manquent pas, en particulier lorsque l’on examine les additifs particulièrement appréciés des jeunes consommateurs.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Floride du Sud a exploré les additifs d’arôme encore plus loin et a révélé que ces produits chimiques peuvent augmenter le risque de lésions cardiaques durables.

Les systèmes de distribution électronique de nicotine aromatisée très populaires parmi les adolescents et les jeunes adultes ne sont pas sans danger. Dans l’ensemble, nos découvertes sur les cellules et les souris indiquent que le vapotage interfère avec le fonctionnement normal du cœur et peut potentiellement entraîner des troubles du rythme cardiaque.

Compromettre la santé cardiaque

Les chercheurs ont mené des expériences sur de jeunes souris et des cellules cardiaques humaines pour mieux comprendre comment les additifs aromatisants contenus dans les cigarettes électroniques peuvent compromettre la santé cardiaque. Dans tous les essais, les souris et les cellules humaines ont été exposées à plusieurs additifs aromatiques différents, ainsi qu’à des vapeurs électroniques qui ne contenaient pas d’arômes, pour comprendre comment les risques pour la santé évoluent.

Alors que les cigarettes électroniques constituent une menace pour la santé des consommateurs sans ajouter d’arômes, les chercheurs ont appris que les additifs d’arôme ne faisaient qu’exacerber ces risques pour la santé à la fois des souris et des cellules humaines.

Pour les souris, les chercheurs ont observé plusieurs changements dans leur fonctionnement cardiaque normal. La principale perturbation était la fréquence cardiaque, car les souris exposées à des additifs d’arôme de cigarette électronique étaient plus susceptibles de développer une tachycardie ventriculaire, ce qui accélère la fréquence cardiaque naturelle. Cependant, d’autres souris étaient également plus sensibles à une variabilité ralentie de la fréquence cardiaque, ce qui signifie que le temps entre les battements cardiaques est plus lent : cela se produit généralement lorsque le corps est soumis à un stress, et cela peut augmenter le risque de maladie cardiaque au fil du temps.

Les chercheurs ont noté des effets similaires sur les cellules cardiaques humaines. Même avant d’exposer les cellules aux additifs d’arôme, la vapeur de la cigarette électronique affectait à elle seule la vitesse à laquelle les cellules pouvaient battre. Lorsque les chercheurs ont ajouté à la fois de la nicotine et des arômes, les cellules sont devenues encore plus compromises, bien que les pires résultats soient venus de l’ajout de l’arôme.

Cette expérience nous a montré que les produits chimiques aromatisants ajoutés aux dispositifs de vapotage peuvent augmenter les dommages au-delà de ce que la nicotine seule peut faire.

Renforcement des restrictions

Malgré les efforts déployés pour réglementer les cigarettes électroniques – en particulier ces derniers mois, alors que les experts ont mis en garde contre les risques associés à la pandémie COVID-19 – de nombreux jeunes continuent de rechercher des options de vapotage aromatisées. Les chercheurs espèrent que ces résultats pourront aider à réduire l’utilisation des cigarettes électroniques parmi cette population.

Notre recherche est importante car la réglementation de l’industrie du vapotage est un travail en cours. La FDA a besoin de l’avis de la communauté scientifique sur tous les risques possibles du vapotage afin de réglementer efficacement les systèmes de distribution électronique de nicotine et de protéger la santé publique.