Les causes et conséquences de la toxicomanie

Aider à temps le groupe à risque le plus important en matière de toxicomanie L’assurance pension paie la réadaptation des personnes dépendantes, l’assurance maladie leurs soins de santé. Mais qu’en est-il si ces patients ont des enfants ? Qui paie pour leurs soins ?

Qu’est-ce que la toxicomanie ?

La toxicomanie est une consommation abusive de substances, par exemple l’alcool, le tabac, les amphétamines, la caféine, le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy, l’héroïne, les hallucinogènes, le LSD, la méthadone, ou une dépendance physique ou psychologique à ces substances. La toxicomanie est associée à la santé mentale, mais n’est pas considérée comme une maladie mentale. Les gens consomment de l’alcool ou des drogues pour toutes sortes de raisons, entre autres, pour se détendre, pour diminuer les inhibitions, pour des pratiques religieuses ou pour s’intégrer à un groupe. Souvent, ils ne développent pas de problème de consommation. Toutefois, la consommation devient problématique lorsqu’elle entraîne des conséquences néfastes et qu’il y a une perte de contrôle. Ces problèmes doivent être abordés et peuvent être traités. Les problèmes de jeu sont des habitudes de jeu (que la personne s’adonne à des jeux de hasard ou d’adresse) qui entraînent des conséquences néfastes sur le travail, les études ou autres activités, la santé mentale ou physique, la situation financière, la réputation ou les relations avec la famille ou les amis.

Causes

Les problèmes liés à la santé mentale peuvent être causés par :

  • les conditions de vie;
  • un déséquilibre biochimique dans le cerveau;
  • le statut socio-économique;
  • le fait de provenir d’un pays déchiré par la guerre;
  • un problème de santé physique;
  • le fait d’avoir quitté son pays natal et sa famille;
  • le racisme.

Il est important de consulter un intervenant médical le plus rapidement possible pour vous aider à identifier la source du problème.

Symptômes et complications

On devient dépendant d’une substance physiquement; psychologiquement ou les deux à la fois. La dépendance physique implique le développement d’une tolérance à une substance. Cela signifie que l’organisme nécessite des quantités de plus en plus importantes de la substance pour obtenir le même effet qu’elle avait initialement. L’arrêt de la prise de la substance déclenche des symptômes d’état de manque qui comprennent des tremblements, des maux de tête et de la diarrhée. L’arrêt d’une substance peut même s’avérer dangereux pour la vie de la personne. Des problèmes d’ordre mental ou psychologique, comme la dépression et l’anxiété, peuvent également apparaître lors du sevrage. Certaines personnes peuvent être physiquement dépendantes d’une substance sans que le facteur psychologique (la toxicomanie) intervienne, en particulier lorsque la substance est utilisée dans le cadre d’une affection médicale valable.

La dépendance psychologique est un sentiment selon lequel la substance est nécessaire au bien-être et au fonctionnement de la personne. Ces personnes éprouvent souvent un besoin maladif de la substance toxicomanogène, au point de se donner le plus grand mal pour se la procurer et soulager leur manque. Les substances susceptibles de créer une dépendance psychologique agissent sur le cerveau et produisent un ou plusieurs des effets suivants :

  • des changements d’humeur;
  • une diminution de l’anxiété;
  • des effets sur les sens;
  • le sentiment d’être doté d’habilités supérieures.

Les complications liées à la toxicomanie ne manquent pas. La substance peut provoquer des problèmes physiques tels qu’une maladie du foie, des poumons, une maladie cardiaque, des carences vitaminiques et des lésions cérébrales. Certaines substances sont à l’origine d’anomalies congénitales tandis que d’autres peuvent endommager le système immunitaire et augmenter ainsi le risque d’infections. Les personnes qui prennent des amphétamines risquent de présenter des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des problèmes d’anxiété grave et de paranoïa. Les hallucinogènes, parce qu’ils déforment la réalité, peuvent rendre les personnes temporairement psychotiques ou leur faire essayer des choses impossibles à réaliser, comme voler, par exemple. Des affections comme le sida ou l’hépatite, qui se transmettent par l’intermédiaire de seringues souillées partagées, constituent une autre conséquence possible de l’abus de substances. Les surdoses de certaines substances peuvent même provoquer la mort.

L’abus de substances peut également générer des conséquences sociales et en affectant le travail, la famille et les relations interpersonnelles. Les personnes qui négligent leur famille génèrent des problèmes sociaux pour leur conjoint et leurs enfants. Elles peuvent aller jusqu’à commettre des actes criminels, notamment, voler pour les besoins de leur consommation personnelle. La conduite automobile sous influence de substances peut entraîner la mort ou des blessures à soi ou aux autres. Les substances risquent d’altérer la perception de la réalité et de provoquer l’apathie au travail ou à l’école. Une femme enceinte ayant un problème d’abus de substances peut générer une dépendance de son fœtus à la substance qu’elle consomme.

Diagnostic

Les tests d’urine et de sang servent à détecter la présence de substances, mais ne peuvent faire la distinction entre la simple utilisation et l’abus de ces dernières.

Les comportements suivants sont significatifs d’un abus de substances :

  • ne pas être capable d’arrêter ou de réduire la consommation de substances;
  • se sentir coupable ou être sur la défensive lorsqu’une personne fait des commentaires sur l’usage de substances;
  • se sentir coupable au sujet de l’usage de substances;
  • consommer des substances le matin dès le lever.

Si vous pensez que vous-même ou une personne que vous connaissez pourriez avoir un problème d’abus de substance, alcool, médicament ou drogue illicite), communiquez avec votre médecin, le groupe de soutien local ou votre centre communautaire pour demander conseil. Vous serez probablement dirigé vers un conseiller spécialisé qui évaluera votre situation et vous aidera à décider si un traitement est nécessaire.

Traitement et prévention

Les problèmes d’abus de substances sont traitables. Il se peut que le traitement prenne quelques semaines ou quelques mois et il est possible que des récidives se produisent, mais le traitement est efficace à long terme pour de nombreuses personnes.

Il existe diverses options de traitement. Le plan de traitement varie selon les besoins de la personne et prend en considération l’importance du problème, le réseau de soutien de la personne et la motivation de la personne à amorcer le traitement. Le plan devra possiblement être modifié pour s’adapter aux changements des besoins de la personne. Le traitement peut comprendre des groupes de soutien, des traitements contre le sevrage ou la réduction des dommages pour les personnes qui ne seraient pas prêtes à cesser complètement la prise des substances impliquées. Certains médicaments peuvent également faire partie du plan de traitement. Il est possible de donner de la naltrexone, un médicament qui aide à réduire le besoin impérieux en alcool, ou de l’acamprosate, un médicament utilisé pour rétablir l’équilibre de certains produits chimiques pour les personnes qui éprouvent des problèmes d’abus de substances. Dans certains cas, on utilise d’autres médicaments pour traiter les symptômes de sevrage. Pendant le sevrage de certaines substances, la personne est graduellement sevrée en recevant des doses de plus en plus petites. Il est également possible de lui donner des substances moins nocives que celles auxquelles elle est habituée. Par exemple, on prescrit souvent de la méthadone aux personnes dépendantes de l’héroïne. La méthadone n’est pas aussi nuisible pour le cerveau que l’héroïne ou les autres narcotiques.

Comment prévenir les problèmes de santé mentale et de toxicomanie ?

Vous pouvez adopter un style de vie et des habitudes qui vous permettront de composer avec plusieurs problèmes et même d’éviter qu’un problème s’aggrave.

  • Participer à des activités communautaires
  • Adopter un régime alimentaire bien équilibré
  • Dormir suffisamment
  • Faire des activités physiques régulièrement
  • Éviter de consommer des drogues illicites et de l’alcool
  • Joindre un groupe d’intérêt (tel qu’un club de lecture à votre bibliothèque municipale)
  • Parler régulièrement de vos inquiétudes avec vos proches
  • Devenir bénévole
  • Faire une randonnée en plein air

Nul n’est à l’épreuve des problèmes mentaux. Mais les nouveaux arrivants sont le plus à risque puisque l’anxiété s’amplifie en raison des nombreux défis qui accompagnent l’intégration et l’établissement dans un milieu étranger. Soyez rassuré! Vous n’êtes pas seul. Si vous-même ou un proche souffrez, vous avez accès à une variété de services en toute confidentialité.

Cercle vicieux : la dépendance est héritée par les enfants

Les soins médicaux et les mesures de réhabilitation se concentrent sur les personnes touchées, sur les patients. Comment les enfants et les jeunes devraient-ils savoir comment faire face à la dépendance ou à la dépression de leur père ou de leur mère ? Qui leur dit qu’ils ne sont pas à blâmer pour le drame ? Sans aide des deux côtés, le cercle vicieux peut difficilement être brisé. Les enfants de parents toxicomanes sont considérés comme le groupe le plus à risque de devenir alcooliques, toxicomanes ou dépendants du jeu au cours de leur vie. Par rapport à leurs pairs, ils présentent des problèmes de comportement nettement plus fréquents, tels que le manque de concentration et l’activité physique excessive (TDAH). Selon les experts, les femmes issues de familles alcooliques sont souvent elles-mêmes réunies avec des alcooliques. Plus de trois millions d’enfants et d’adolescents ont au moins un parent dépendant, principalement de l’alcool (2,65 millions), mais aussi de la drogue et du jeu. Le nombre de cas non signalés est élevé. La dépendance des parents est souvent le secret de famille le mieux gardé, auquel les enfants ont également participé, a déclaré la commissaire du gouvernement fédéral aux drogues.

L’aide à la jeunesse et l’aide aux toxicomanes doivent mieux coopérer

Pour atteindre les enfants concernés, il faut parler leur langue et utiliser leurs moyens de communication. Il est souvent plus facile pour un jeune de 15 ans de faire le premier pas pour aider sur le net, peut-être même de manière anonyme, explique le commissaire chargé de la lutte contre la drogue. C’est pourquoi le service national de conseil en ligne est lancé, en particulier pour les jeunes dont les parents sont toxicomanes – une aide quasi immédiate. En outre, la coopération entre les autorités compétentes, en particulier les services de protection de la jeunesse et de lutte contre la toxicomanie, devrait être améliorée. Les soins aux toxicomanes sont principalement axés sur le patient lui-même, et non sur l’environnement familial. Et le service de protection de la jeunesse peut remarquer que quelque chose ne va pas chez l’enfant concerné, mais souvent il n’en reconnaît pas les causes. Si un enfant a manifestement besoin d’aide, tout le monde doit se serrer les coudes, bureaux d’aide à la jeunesse, aide aux toxicomanes, services locaux de santé publique. À Dresde, par exemple, la coopération commence à la maternité : s’il est constaté que les parents sont dépendants, l’hôpital informe le bureau d’aide à la jeunesse et l’aide aux toxicomanes. Ensuite, tout le monde regarde ensemble pour voir comment la famille peut être soutenue dès le début.